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Lost in management

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Une représentation, sinon une idéologie, domine aujourd'hui dans notre pays : celle d'une entreprise régie par la tyrannie du profit et prête à écraser les individus pour atteindre ses fins. L'entreprise serait ainsi le lieu de l'autorité, du pouvoir et du commandement vertical. La réalité, telle que peut l'observer le sociologue de terrain, est le plus souvent très éloignée de cette supposée dictature.

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Présentation:

François Dupuy est sociologue des organisations. Il enseigne à l'INSEAD et dans de nombreuses « business schools » à travers le monde. Il a publié plusieurs ouvrages dont La Fatigue des élites
(Seuil/La République des Idées, 2005) qui avait connu un succès certain.

Interview de François Dupuy:

« Le risque psychosocial est une conséquence du désengagement des cadres »

Après avoir écrit La fatigue des élites en 2005, en quoi Lost in management s’imposait comme une suite logique ?

Dans La fatigue des élites, je m’employais à montrer le désengagement des cadres censés montrer la voie. Les choses ne se sont pas arrangées. La surabondance de règles et de processus conduit à une perte de repères de l’encadrement, créant en cela un terrain favorable à l’émergence des risques psychosociaux. C’est le constat de Lost in management.

Des entreprises tordent le coup à ce constat. Comment ?

Lost in management repose sur 18 cas d’entreprise que j’ai analysés pendant 4 ans. Les directions d’un certain nombre de ces entreprises ont su créer les conditions de la confiance et de la conciliation.

Des exemples de cas ?

Celui de la relation de La Poste avec ses facteurs ou celui de l’Oréal.

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